Chronique du 11 mai 2020

— Salut Raymond.
— Salut mon auteur. Alors ça y est, c’est LE jour !
— Eh oui Raymond, nous y sommes et au complet ! Pour l’instant aucun membre de la famille et aucun des proches n’ont été démarchés par le corona. Malgré ses prix à défier toute concurrence, cet empoisonneur n’a pas réussi à nous contaminer.
— Ouf ! Mais « Ce n’est qu’un début, continuons le combat ! »
— Absolument mon cher ! Dame Nature nous facilite la tâche. Pour ce jour de sortie du confinement, orage, grêle, vent et température automnale nous incitent à rester chez nous, à ne pas mettre, ni le nez, ni les pieds dehors. Et il semblerait que nous en ayons pour la semaine. Il n’empêche que depuis quelques jours, les publicités sur la réouverture des magasins de vêtements, de parfums, de tout et de rien, font florilèges. Elles nous assurent, pour nous rassurer, que « toutes les mesures de sécurité et de distanciation sont respectées ». Avec ce temps pourri, ce ne sont pas les trottoirs en plein vent qui vont être envahis mais les allées couvertes des centres commerciaux !
— Et certains qui refusent d’envoyer leurs enfants à l’école ne vont pas hésiter à les traîner dans ces allées…
« … Ah, tu verras, tu verras. Tout recommencera, tu verras, tu verras. Le diable est fait pour ça, tu verras tu verras… » (Claude Nougaro)
— Et qu’as-tu fais de ta dernière journée de confiné mon auteur ?
— La pluie a daigné nous épargner hier après-midi. Nous sommes allés nous promener à pieds. Derniers préparatifs de sortie avec carte d’identité et attestation dûment remplie, montre au poignet et chiens en laisse, masque autour du cou au cas où nous rencontrerions du monde. Sauf qu’on a oublié les masques avant de partir.
— Ce n’est pas obligé d’avoir le masque dans la rue ?
— C’est vrai Raymond mais il nous est arrivé une petite aventure hier qui nous a rappelé les consignes élémentaires de prudence. En déambulant nonchalamment dans un des chemins piétonniers de la commune, nous avons croisé, dans un passage étroit et herbeux, un homme avec poussette, enfant dans les bras et chien du triple des nôtres, tenu comme il pouvait, en laisse. Avec nos deux poids plume, nous nous sommes serrés le plus possible sur le côté pour le laisser passer en maintenant la distance nécessaire, non entre-nous mais entre les excités aboyeurs. Ce fut épique ! Ce qui le fut moins, c’est le vol plané de la mamie qui suivait son fils, son petit-fils et leur chien volumineux aux crocs pointus. Elle s’est pris les pieds dans une branche et s’est affalée tête la première dans l’herbe, heureusement abondante, et sur un sol bien heureusement détrempé. Le fils, le petit-fils et le mastodonte canin aux crocs acérés sont loin devant et ne se rendent compte de rien. Premier réflexe de ton auteur, de Fée Clochette et du fiston, accourir pour la relever… sans masque, sans gants, sans distanciation sociale ! Cris de terreur de la mamie ! Recul et arrêt cardiaque des sauveteurs ! Le corps se relève d’un bond, et rattrape le retard sur sa progéniture et le molosse aux crocs d’argent ! Nous n’avons pas su si la mamie était touchée-coulée ou seulement morte de peur à l’idée que nous posions une main sur elle afin de l’aider à se relever. « … je n’m’enfuis pas je vole… » ! Réflexion partagée par nous trois en poursuivant notre balade, les gestes barrières sont ancrés pour certain mais pas assez pour nous en cas d’urgence. Conclusion, masque obligatoire autour du cou et gants dans la poche au cas où une mamie déciderait de prendre son envol subitement ! Sauf que je ne suis pas certain d’avoir le temps d’enfiler les protections avant de réceptionner le vol septuagénaire ou octogénaire !
— En tout cas, les chiens vont pouvoir se reposer un peu.
— Tu as raison Raymond. Les « prétextes à quatre pattes » vont se reconstituer des coussinets et pas mal d’ados vont oublier qu’il y a un mangeur de croquettes à la maison à aller promener.
— C’est quoi le programme de ces prochains jours pour la tribu ?
— Notre étudiante va rendre son appartement à Rouen. Il n’a plus sa raison d’être si ce n’est une plus grande liberté pour elle. Mais elle est d’accord pour admettre qu’à cinq cents euros par mois, c’est cher payé une liberté qu’elle a à la maison, autrement et sûrement moindre, mais qu’elle a.
— C’est l’autonomie qu’elle n’aura plus mon auteur.
— Qu’elle n’a plus déjà depuis huit semaines mais qu’elle retrouvera, espérons-le, au mois de septembre. Sinon peu de changement pour nous. Les cours à distance se poursuivent avec le collège qui devrait nous en dire plus dans la semaine sur la reprise des cours en présentiel.
— Et une sortie vélo certainement ?
— Bah mon Raymond, ce n’est pas gagné avec le temps annoncé et déjà bien implanté ce matin. Je vais rallumer la cheminée, il n’y a aucun de doute. Un gros sept degrés s’affiche dehors à l’abri du vent qui a déjà envoyé au cent mètres quelques pots de fleurs dans le jardin. Pas de bonne humeur le vent ce matin ! Pourtant il chante dans le conduit de cheminée et entre les lattes des volets. Mais ce doit-être un chant de guerre ! Cela ne nous empêchera pas de regonfler les roues, de graisser les chaines et de mettre à charger les batteries des vélos à assistance électrique. Quant à la sortie ? Une mise en jambes légère si la pluie daigne aller voir ailleurs s’il fait meilleur !
— Bah mon auteur, comme tu dis si bien, ce n’est pas gagné !
— Dans la rue ce matin, hormis le vol des pétales de rose, celui de l’arrosoir du voisin et du reste des fleurs de la glycine … pas grand monde, en tout cas pas plus que la semaine dernière, mais nous n’habitons pas une grande ville. Seul véritable changement, il y a plus de place pour stationner devant les maisons du quartier. Les voitures des voisins ont repris leur trajet quotidien du travail. Je te dirai demain Raymond. En attendant, histoire de se faire chaud au cœur et aux méninges, je t’invite avec les autres héros dé-confinés, à faire un petit clic sur « Patrice Colasse » et à savourer, devant un café bien chaud, sa dernière nouvelle.
— Je m’y précipite mon auteur et je passe le mot à la famille. À demain pour nous raconter ce « premier jour d’après ».
— À demain Raymond. Bises virtuelles à vous tous et restez prudent, protégez-vous !

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Chronique du 09 mai 2020

— Salut Raymond.
— Salut mon auteur. Tu n’es pas très matinal aujourd’hui.
— Non pas trop en effet. L’appel de la couette était le plus fort et pour tout t’avouer, je serai bien resté plus longtemps encore dans les bras de « Morphée-Clochette », dit « ma fée Clochette ».
— Gentil pour nous mon auteur ! Nous sommes toujours là que je sache. Tu ne nous as pas encore remisé au placard à souvenirs !
— Cool Raymond, je te garde encore quelques temps. Je n’ai pas l’intention de t’enfermer dans un coin de la mémoire de mon ordinateur mais bien au contraire de t’en faire sortir avec Constant, Madeleine, Angèle et tous les autres.
— Tu vas reprendre l’écriture ?
— N’est-ce pas ce que je fais depuis huit semaines ?
— Je te parle de celle du roman, le vrai ; celui qui romance la vie !
— Mais oui mon anar, tu vas reprendre la route.
« Sur ma route, oui il y eu du move, oui de l’aventure dans l’movie une vie de roots… » (Black M)
— Chut Raymond ! Tout doux, tout le monde dort encore à la maison. Calme ta joie !
« Y’a d’la joie, bonjour, bonjour les hirondelles. Y’a d’la joie dans le ciel par-dessus les toits… » (Charles Trenet)
— C’est bon, tu ne vas pas me passer en revue ta playlist entière.
— Excuse mon auteur. Il y a des envies d’aller faire pipi contre un arbre en forêt, d’aller voir si le muguet n’est pas totalement fané, de marcher sur un sentier sans rencontrer un trottoir tous les cent mètres !
— Moi aussi Raymond. J’ai besoin de ne plus voir une maison, l’horizon, un gazon, de ne plus tourner en rond, de ne plus faire le poisson rouge. Je n’ai pas forcément le désir de voir du monde, d’aller chez du monde, de recevoir du monde. J’ai une nécessité d’espace devant mes pieds, de gadoue sous mes chaussures et de griffures de ronces aux mollets !
« … Viens, je t’emmène où les rivières vont boire et vont se cacher. Viens, je t’emmène où les nuages tristes vont s’amuser… » (Michel Berger)
— Et te voilà repartie mon Raymond-chanteur. Tu as réveillé Clochette. Ce n’est pas malin.
— Eh tu n’avais qu’à te lever plus tôt mon auteur !
— Tôt ou tard c’est toi qui sonnes le réveil avec ton tour de chant.
— En attendant le tour des champs de Vieux-Villez et la montée des marches du château Gaillard !
— Et un pique-nique sur ses pentes, un cache-cache dans ses douves, une sieste à l’ombre de ses remparts. Tu vois Raymond, c’est quand les portes s’ouvrent que les envies prennent vie. Pendant ces huit semaines nous nous sommes fait une raison, celle d’être raisonnable. Le plus simple pour y arriver était de ne pas penser à ce que nous ne pouvions pas faire mais au possible et de s’en réjouir malgré qu’il soit ténu. Nous avons tenu, têtus que nous sommes !
— Ouais mon auteur. On croirait un discours à la de Gaulle : « Aubevoye écrasé, Aubevoye enfermé, Aubevoye humilié mais Aubevoye libéré ! » Il ne faut pas abuser. Ici ce n’est ni Paris, ni Mantes La Jolie, ni la Courneuve, ni les Hauts de Rouen. Ici ce sont des chemins qui serpentent entre les maisons et les quartiers, ce sont des espaces verts, c’est la forêt qui te fait un clin d’œil derrière le clocher de l’église…
— Bah justement Raymond, ras le bol d’en rester au stade des clins d’œil ! J’ai envie de passer derrière l’église et pas pour faire le con comme quand j’étais gamin ! J’ai envie de m’enfoncer dans les sentiers, pour déranger les chevreuils et les écureuils qui se croient tout permis et propriétaires uniques des frondaisons !
— Ouah ! Et les magasins ? Les centres-villes ? Les centres commerciaux ?
— Mais alors je m’en tape mon Raymond ! Je m’en contrefous de leur coffre-fort à bouffe et inutilités ! Je m’en balance de ces temples de la carte bleue. Il n’y a que les librairies qui auront le plaisir, l’honneur de ma venue et la joie de m’accueillir. Les autres ne me manquent tellement pas que je vais poursuivre mon confinement en ce qui les concernent !
— Alors mon auteur, je comprends pourquoi tu as fait de moi un anarcho-syndicaliste !
— Tu as peut-être bien raison Raymond… Dans la vie on peut me trouver écolo, anar, socialo, coco, c’est ma marque de fabrique. Ma volonté n’est pas, et est encore moins après ce temps de confinement, d’être un consommateur avide de biens. « … J’ai chevillé dans le cœur un rêve de bonheur, un jour nouveau qui se lève chasse mon chagrin… »
— Voilà qui est dit et n’est plus à dire.
— Il me fallait à moi aussi le plaisir de glisser une chanson. « Tous ces mots terribles », c’est celle que je préfère de François Béranger. À chaque écoute, j’ai les poils au garde à vous et des picotements dans les yeux. Le vent sans aucun doute !
— Mais dis-nous mon auteur, tes chroniques s’arrêtent aujourd’hui ?
— Que nenni Raymond ! Je vais continuer quelques jours pour vous raconter la sortie du confinement. Ça va valoir le coup je pense…
— Absolument mon auteur. Nous avons hâte de savoir comment ça va se passer dans ta rue, ta commune, tes chemins en forêt, sur la selle de ton vélo et dans la tête de ta tribu.
— Alors à lundi Raymond, pour ce premier jour d’après !
— À lundi mon auteur.
— Bises toujours virtuelles à mes héros encore confinés. Prenez soin de vous et restez prudents, sortez le nez couvert !

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Chronique du 08 mai 2020

— Salut Raymond.
— Salut mon auteur. Alors « …Libérée, délivrée. Désormais plus rien ne m’arrête. Libérée, délivrée… » ?
— My God, Allah, Jahvé, Bouddha ! Il est temps de sortir du confinement Raymond, tes références musicales s’amenuisent dramatiquement ! J’aurais préféré « … Ma liberté toi qui m’a fait aimer même la solitude… » de Georges Moustaki.
— Humour mon auteur, la référence « Reine des neiges » c’est en rapport avec les risques de dérapages potentiels !
— Oh la blague carambar ! Caramba l’amigo, souffle dans ma manche afin de me faire rire.
— Je fais avec ce qui me reste en stock et je peux te l’avouer, les réserves de bonbons et d’apéricubes-blagues-devinettes sont au plus bas.
— Rassure-toi, c’est bientôt « … L’heure de la sortie ie, l’heure de la sortie ie, l’heure de la sortie c’est l’meilleur moment d’la journée… ».
— Difficile d’aller plus bas que Shelle-là mon auteur !
— En langage texto cela donne « MDR ». En celui littéraire « Je pouffe, que dis-je, je m’esbaudis devant tant d’humour ! ».
— Et à cette réplique, cher auteur, tu pourrais ajouter une description en large et en travers de la poussière blanche au reflet de poil du chien de ta belle-mère qui s’est installée entre le « A » et le « Z » de ton clavier (la poussière, pas ta belle-mère) et qui te conduit (toujours pas ta belle-mère) aux portes de l’enfer (bien que ce pourrait-être ta belle-…)
— Eh Raymond, c’est la promesse du déconfinement qui te rend chroniqueur de « Rires et chansons » ?
— Faut croire ! As-tu écouté Monsieur Édouard hier ?
— Non Raymond, j’ai squeezé l’heure. Nous avons regardé les informations du « Vingt heures » et pour les nouvelles qui ont été annoncées, je pense avoir eu raison de ne pas confiner mon après-midi devant la télévision. Le Premier Ministre n’a fait que confirmer ce à quoi tout le monde s’attendait, en déléguant aux Régions, Départements et Communes le soin de la mise en place.
— Certes mais les masques ?
— Quoi les masques ? Entre les grandes surfaces, les fabrications artisanales et familiales, les combines via Hong Kong-Barbès-express, si des entreprises ne peuvent pas fournir des masques à leurs salariés c’est qu’elles ne le veulent pas ou ne les volent pas. J’ai du mal à m’y retrouver dans ces discours qui dissimulent plus un manque d’arguments contre le déconfinement qu’une insuffisance de protections individuelles.
— Mais quand même, la reprise des écoles est-ce bien sérieux ? La réouverture des magasins n’est-ce pas trop rapide ?
— Et si le contraire avait été annoncé hier ? Je n’ose imaginer les commentaires des commentaires reprenant le commentaire du commentateur qui a untel et untel dans le collimateur de ses commentaires ! Regarde Raymond. Dans les écoles, les effectifs vont varier entre 25% et 40% au grand maximum de présence. Dans le collège de Matthieu, pas plus de parents pensent faire reprendre les cours à leurs enfants. Par contre, je te parie de l’affluence dans les magasins et sur les trottoirs urbains dès lundi matin.
— Un peu comme pour les élections municipales, pas un pékin le jour du scrutin mais la vieille la queue dans les magasins.
— Oui Raymond, c’est le risque. Hier, je suis allé faire quelques achats au Bricomachin de la commune. J’étais surpris de voir le peu de prudence des clients entre les rayons. Les gestes barrières sont loin d’être devenus familiers.
— Le grand sujet de conversation qui inquiète tout le monde ce sont les vacances.
— Oui Raymond ! Enfin c’est un sujet d’intérêt pour ceux qui peuvent se poser la question d’un départ. C’est très loin d’être la totalité des français.
— As-tu vu hier mon auteur, le reportage sur la 2 ? Ils interrogeaient des familles de « réfugiés » dans leur maison secondaire à Saint-Malo et autres bords de mer. Ils sont tristes les pauvres. Ils vont devoir quitter leur confinement pour rejoindre Paris… Fort à parier que ces « malheureux » sont de la catégorie des « anti-déconfinements » !
— En plus le gouvernement n’a même pas pensé à mettre suffisamment de trains en service pour permettre leur retour en toute sécurité. C’est scandaleux mon brave ! Et des masques sécurité plus plus, on n’en trouve pas à l’épicerie de l’île de Pétaouchnock ! C’est horrible mon bon Raymond, cette injustice envers les « pauvres » nantis !
— Une bonne guerre, voilà ce qu’il faudrait pour remettre à l’endroit l’envers des travers de ce monde, une bonne guerre je vous le dit mon auteur !
— Oh oui Raymond et après, chaque année on célébrerait la fin de la guerre avec un nouveau jour férié, au mois de juin quand il fait beau. Cela permettrait un long week-end pour retourner dans la résidence secondaire du bord de la mer ou de Sologne.
— Côté frapadingues, dictateurs, égos surdimensionnés, il y a ce qu’il faut dans le monde. Manque une étincelle mon auteur.
— Sérieusement Raymond j’espère que ni moi ni mes enfants ne connaîtront cette ineptie de l’intelligence ! Aujourd’hui, c’est le jour pour se souvenir que des hommes et de femmes sont morts d’avoir résisté à la folie raciste, nationaliste et toutes ces rimes avec triste ! C’est le jour aussi pour se rappeler que ni Dieu, ni Allah, ni Yahvé, ni Bouddha ne valent de tuer en leur nom. C’est le jour pour se dire que les jours du souvenir, il y en a assez. On pourrait éviter de s’en inventer un autre. Et si demain on créait le jour férié du rêve ?
— À demain alors mon auteur.
— À demain Raymond. Bises virtuelles à la famille et prenez soin de vous.

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